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Poésie : Le soleil s’en va
Melancholia

Mon univers se fane dans un monde de fleurs amères, Dans l’incommensurable horreur de ma détresse, je me meurs, Aux aboiements sereins de l’Ironie, je placarde ma Terreur Glacée au contact des glaçons d’Hiver.
Aux Impairs je livre mes Sentiments d’Hier, Aux Pairs mes tons Rageurs, L’Ivresse d’une feuille d’Honneur, La Joie d’une révolutionnaire.
Cachant au détour d’une Rime, mes rêves verts, Encor jeunes d’Heures, Les Vers se font cajoleurs, J’ai les Maudits pour Père.
Mon bras se fait tronc, mon âme Papillon-rivière, J’invente les Saisons de mes Malheurs, J’évoque mes Passions avec bonne Humeur, La Nuit se fait fée, le Soleil part en Guerre.
Le mur de ma chambre se transforme en lierre, Mes yeux se brouillent de Comètes-chaleur Qui s’envole au gré des battements de mon cœur, Mes mots se déguisent, le Non-sens s’est porté volontaire.
Le Chemin sera long, la dépouille de l’Enfance flotte en Arrière, L’Ensorceleuse a interdit au Talent de venir me voir, j’en ai bien peur, Mes Lettres se cognent, elles perdent de leur valeur, Le Ciel, encrier d’Azur, me paye un verre…
Je me moque des Conventions, je ne suis plus un moinillon en Enfer, Le Blanc fait place au « je », nuage de saveur, L’Éclair de l’Incertitude saupoudre vengeur Le Repas de l’Esprit affamé d’itinéraire.
Le Poème s’allonge, de fatigue s’abaisse les Paupières, Le Temps passe, le Sable coule, masque de Pâleur, Les Fleuves sont morts, la Vie manque d’Ardeur, Aux Maudits qui seront les Successeurs ? Je le désire avec fièvre !
Un collier se forme de Perles de Pierre, Liberté, Liberté chérie venge moi de ces Menteurs ! Jette tes Poignards sans saveur. Ô Tempus, arrête ta course, je veux vivre à l’Envers
Ô Nature adulée, écoute ma prière, Je t’en prie plonge-moi dans la lave du Sculpteur, Donne-moi des ailes, des ailes d’Ailleurs, Enlève-moi de mon lit de Poussière.
Balaie de mon Regard ces larmes de cristal de fer, Bijoux de courants d’air, bijoux sans frayeur, Mélancolie aime-moi, Mélancolie fait de moi ta sœur, De ta bouche offre-moi un baiser, unique entrelacs de Lumière.
Aux sons des Harpes printanières J’évoque le Souvenir râleur, Les Mélodies d’un autre monde me parviennent avec lenteur, La Haine et le Plaisir s’empoignent d’une belle manière.
Emmenez-moi, loin de ce monde envahis de Chimères, Je me noie dans le Calice des Rancœurs, J’étouffe sous ce noir Labeur, Je glisse, je glisse…Vers toi, ma mère Misère.
Je veux fuir ce monde d’Hypocrisie qui envahit l’Air, Je veux fuir ces sourires moqueurs, A l’aide, sauvez-moi de mes désirs songeurs, Sauvez-moi de mon Mal-être, je m’en libère.
Fugace rancune contre ce Réverbère, A la salive de l’entendement se déchaîne la Rumeur, Ces fades égarements au topaze lueur Du jour mourrant endorme ma Raison à la forme altière.
Ma Sereine rébellion contre ces traditions mièvres, Me sauve de la décapitation des Grandes Valeurs, À tâtons dans le Purgatoire à la recherche du Tueur Des mœurs de la déraison en Colère.
Melancholia
Poésie écrite par Melancholia, une jeune étudiante âgée de 19ans qui réside à Bruxelles. Cette jeune fille à un goût prononcé pour l'art de près et de loin, surtout ce qui touche du sombre... Passionnée d'écriture, de poésie, littérature, du gothisme, du vampirisme. Cette jeune fille au talent grandiose pour l'écriture ira loin.
Nous remarquerons dans son texte ci joint une part de Charles Baudelaire qui est un de ses écrivains préféré.
Interview de Melancholia
DarkArt: Quand as-tu commencé a écrire ? Melancholia : J'ai commencé à écrire depuis l'âge de mes 6ans...
DarkArt: Qu'est-ce qui t'a poussé a commencer ? Melancholia : La douleur, C'est bateau (bête) mais c'est la vérité, quand j'ai compris l'obscurité de la vie j'ai voulu coucher sur papier l'effet produit. L'écriture est cet ennemi intérieur à combattre. L'écriture c'est la vie.
Ecrire, c'est mourir à petit feu, c'est creuser cinquante tombes de ses mains nues. Commencer à écrire, fut ma première mort.
DarkArt: Tes principales inspirations ? Motivations ? Melancholia : L'inspiration... Muse capricieuse. Je sensibilise leur texture, voilà l'inspiration. Je n'écris plus pour survivre, j'ai abandonné ce projet il y a des lustres. C'est le quotidien, la solitude qui me pousse à écrire. Coucher sur le papier ce dégoût en moi. T'obliger à dialoguer malgré tout.
DarkArt: Quels sont tes ressentis lorsque tu écrits ? Melancholia : Du soulagement.. Enfin tout ce fatre en moi mit dehors. De la peur aussi de tout ce que je peux cacher en moi.
DarkArt: Qu'essayes-tu d faire passer a travers ceux-ci ? Melancholia : Que les apparences sont trompeuses et que derrière mes silences se cachent quelqu'un qui est humaine malgré tout ce que l'on dit. Je veux faire passer mon viole. Ce n'est pas parce que l'on n'ouvre pas les lèvres que l'on à rien à dire.
DarkArt: Quels sont tes projets pour l'avenir ? Melancholia : D'abord me soigner mentalement puis je verrai bien
DarkArt: Un mot pour nos lecteurs ? Melancholia : Réveillez vous...
Article de RoseNoire.
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