Marilyn Manson: The Nobodies

Pour cette première édition j’ai choisi de commencer avec de quoi vous faire bien réfléchir pour cette sélection d’analyse de clip ! Dans ce numéro, je vais chercher avec vous les secrets du célèbre clip  « The Nobodies » de Marilyn Manson. Je vous conseille vivement de regarder une fois encore ce clip avant et après avoir lu cet article (vous êtes assez malin pour trouver tout seul comment on fait). Avant tout, commençons déjà par une petite traduction des paroles, selon Melliarine :

Today I am dirty
Aujourd’hui je suis sale
And I want to be pretty
Et je veux être beau
Tomorrow I know that I'm just dirt
Demain je sais que je serais juste sale
We are the nobodies
Nous ne sommes personne
We wanna somebodies
Nous voulons que les gens
When we're dead
Quand nous serons mort
They'll know just who we are
Ils sauront juste qui nous sommes
Some children died the other day
Quelques enfants sont morts l'autre jour
We fed machines and then we prayed
Nous avons nourris les machines et  alors nous avons prié
Puked up and down in morbid faith
Vomi ici et là dans une confiance morbide
You should have seen the ratings that day
Vous devez avoir vu les cotes ce jour

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J’ai trouvé l’idée bonne de continuer avec un synopsis du clip :
Vous noterez que ce synopsis est déjà fait de déductions, mais elles ne sont pour le moment que relativement sommaires et nécessaire…


Deux enfants, une fille et un garçon, vivent sous la protection de deux extrémistes religieux (reconnaissables à leurs vêtements), mais ils sont malheureux et la fille, que l’on peut croire possédée, finit par s’échapper, suivie de l’autre enfant. Ils s’enfuient vers Manson, qui pourrait représenter le diable. Les deux religieux vont donc voir Manson pour récupérer les enfants, armés de leur chien. Manson leur jette de l’argent à terre, qu’ils s’empressent de ramasser. Puis ils sont ficelés par des branches (un piège ?), et amenés au "broyeur". Ils sont mis en morceaux et servis à la table que partage les enfants et Manson.

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Réalisation visuelle, plans : On trouve ici trois plans de clip.

- Le premier que l’on voit est celui se déroulant chez les "extrémistes". Les couleurs sont pires que fades, elles donnent une idée de moisissure, de mort, ce vert est repoussant. L’éclairage ne fait que souligner cette couleur.

- Le second plan que l’on découvre est celui que j’appelle "la demeure Manson". Celui-ci progresse sur des couleurs d’or et de bronze, elles sont accueillantes toutes en restant mystérieusement sombres.
D’un point de vue éclairage, on peut aussi constater que le tour de l’image est comme obscurcis, c’est une technique pour bien centrer l’important.

- Le troisième plan que l’on peut observer est celui du cimetière, où Manson représente un arbre. Les couleurs sont celles que nous appelons "froides", elles donnent une idée d’hiver, par le bleu clair, le violet et le blanc. Ces couleurs donnent une sensation de paix, de pureté, de silence. Chose assez compréhensible puisqu’il y est représenté un cimetière.

L’alliance de ces trois plans est très agréable car ils permettent de bien définir l’espace dans la progression de l’histoire.

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Images par images

Vous comprendrez vite que pour analyser une réalisation vidéo, donc visuelle, il est plus simple d’employer des images, c’est parti.

"La fille", ici ont vois les enfants avec des visages sales et cadavériques. Les enfants représentent en général l’innocence et le rêve, mais on sent par cette image que tous rêves leur ont été retirés.

"Les extrémistes", dans leur tunique un peu caricaturale, ils vont éteindre la télévision la seconde d’après. Ils affirment ainsi leur puissance sur les enfants. Ils sont stricts par leur comportement, ils se croient plus intelligent et fort que leur "captifs"

Ils frappent leur canne dans leurs mains, cela ne fait qu’accentuer cette précédente idée du strict.

Apparition de Manson, on peut penser qu’il représente le diable par la présence de ces "cornes" par exemple. D’ailleurs je conterai le reste de l’article sur cette idée.

Ces petits et inoffensifs chats peuvent donner l’idée de ne pas avoir de symbolique particulière. Pourtant les chats étaient bien méprisés au Moyen Age, âge d’or des églises extrémistes avec la chasse aux sorcières. Ils étaient considérés comme les enfants de Satan, envoyés par celles-ci. Ils étaient même brûlés vif à l’occasion de ce que nous appelons aujourd’hui, le Carnaval. Petit trait d’ironie donc, puisqu’ils se trouvent dans la pièce où sont les enfants. On peut aussi remarquer que la chandelle (noire ?) à côté arrive à son terme, peut-être le terme de la pathétique situation des enfants. Vous remarquerez aussi qu’une petite seconde avant cette image, nous avions vue sur les chandelles blanches et scintillantes de la table de Manson.

Manson clapote d’un air malin sur sa table, il nous montre un petit sourire pervers. Il montre ici qu’il possède le savoir, par les livres, la lumière, par les chandelles nombreuses, la richesse, par son trône d’or. La table est d’un beau bois, on peut même se voir dedans. J’ai l’impression que l’on voit des lettres juste au dessus de la corne gauche de Manson, sur le trône. Je ne sais pas vous, mais je lis "Satano", ou "Satane"…

Ici on voit "le garçon", prendre de l’air par un appareil respiratoire. Ce manque d’air, cette asphyxie, donne une image d’endroit vraiment renfermé, d’une vie même renfermée. Les enfants sont limités dans leur manière d’être, ils donnent l’idée de ne pas être humains et cette image est justement là pour souligner que oui, ils sont humains.

On voit très clairement la peur et la tristesse du garçon sur cette image. Il est effrayé de cet endroit et de ces hommes. Derrière on voit tout aussi clairement que l’extrémiste est en train de prêcher, on nous confirme là l’état des enfants et le fait que ces deux adultes sont bien des religieux.
Cette image et la précédente soulignent la personnalité du garçon : il est renfermé et peureux.

On passe tout de suite à la description de la personnalité de la fille. Ici, elle lévite des livres. Par ce pouvoir elle montre fièrement une démence, peut-être même une possession, elle n’est pas effrayée. On peut à nouveau voir la symbolique des livres qui donnent une idée de savoir. J’en déduis que cette fille a des aspects démoniaques, qu’elle a plus de force que les deux extrémistes et qu’elle est également ingénieuse.

Cette image ne fait que souligner ce que j’ai dit précédemment. Ce sourire n’est pas celui d’un enfant, encore moins d’un enfant heureux. C’est un sourire hystérique, il lui donne des airs psychopathes. Elle ferait presque peur…

La fille ouvre le passage, elle est prudente car à côtés, les chiens sonnent l’alerte de son évasion. On devine un début de sourire malicieux sur son visage. Elle est inquiète mais n’a pas peur. Cette image ne fait encore que souligner le flou et la marginalité de cette enfant.
Point de vue éclairage : on peut distinguer clairement qu’elle a été mise en évidence par la lumière sur son t-shirt, elle est lumineuse. Elle est lumineuse par son génie et illuminée par la liberté qui s’offre à elle. Les enfants s’échappent ensemble.

Manson introduit le refrain. Cette coupure est peut-être là juste "pour faire joli" ou alors pour préciser l’idée que la fille a en tête, son objectif.

Ce moment là montre la détermination du garçon, on devine qu’il est soucieux de ce qu’il va découvrir après ces branchages et en même temps il est pris d’excitation à l’idée d’approcher de la sortie.

Avec une allure de débrouillarde, elle déblaie avec conviction le passage de la tombe. On peut voir la symbolique de cette image comme un retour à la vie, un retour de la mort. A travers ce jardin silencieux, cette neige qui représente la pureté et l’idée d’air frais, elle retrouve la vie.

Selon moi, cet arbre n’est pas représentatif dans "l’histoire" qu’illustre le clip. Mais ce n’est pas pour autant qu’il est dénué de sens. Dans la quasi-totalité des croyances, l’arbre est le signe de la vie, on parle même du savoir des arbres. Ils sont forts et imposants, ils sont âgés ce qui fait leur sagesse. Ici il neige, l’hiver est plutôt symbole d’hibernation, de mort même, cet arbre est en train de mourir, il est comblé de noirceur.
Il y a encore une symbolique par apport à cet arbre : l’arbre sort de la terre, il arrive de sous le sol, on peut penser qu’il est, lui aussi, un envoyé de l’enfer.

Avec une souplesse et une détermination qui fait penser à celle d’un mégalomane, le garçon saute de vers la liberté.

A nouveau une vue sur "la demeure Manson", on peut voir cette apparition comme un appel de plus aux enfants à le rejoindre. D’un point de vue dénotatif, on voit sur le piano ce qui semble vaguement être un animal. Manson le regarde dans les yeux tout en chantant et jouant, c’est comme s’il le provoquait.
Dernier détail, éclairage cette fois, on voit ici le visage de notre chanteur dans toute sa splendide blancheur mais, à mon avis, cela n’est qu’une question d’esthétisme.

Les deux enfants sont ensemble. On nous rappelle ici cette affirmation. Inutile de souligner la beauté du paysage et des couleurs. Selon moi, le château en dernier plan est celui qui mène à "la demeure Manson". Pourtant cela n’est pas trop cohérant au sens propre, puisqu’il donne ici l’impression d’être l’Olympe, d’être le paradis alors que Manson se dit le diable. A méditer.

Les deux enfants sont entrés chez Manson. On ne sent aucune crainte dans leur regard, on sentirait par contre du soulagement, un début de sourire. Ils savent ce qu’ils font et que c’est ce qu’ils doivent faire. Ils sont presque choquants par leur inhumanité, leur confiance en eux semble irréelle.

Petite touche enfantine, qui cependant glace le sang.
Ce qui glace ici, c’est l’expression des enfants, elle à l’air décalé, on ne s’y attend pas. Cachés dans ce manteau, on peut croire à un jeu, mais ils ne sourient pas et pourtant n’ont pas d’air triste. On lit toujours cette détermination chez la fille qui pousse le jeu jusqu’au bout en s’emmitouflant bien dans la veste de Manson et on devine la fascination calme et concentrée du garçon. Ils font, par ce "jeu", part entière avec Manson, avec le diable. Ils sont venus de leur propre grés habiter Satan, le portent de sorte qu’il soit toujours plus grand, qu’il s’élève toujours plus haut. Ils prennent conscience de ce qu’ils font et savent qu’il les protégera.

Nos extrémistes passent à l’action, ils refusent la perte de leurs protégés. Ici ils sont chez Manson et, armés de leur chien, vont tenter de récupérer les enfants.

Je ne connais pas la symbolique de ces yeux sur ces cartes, mais on pourrait supposer qu’ils cherchent à donner une image de savoir, « Nous avons tout vu, nous savons ». Je pense qu’ils expliquent à Manson ce qu’ils viennent chercher.

Manson est à la hauteur du chien et aboie lui aussi. Se mettre ainsi à la hauteur d’un tel chien prend ici des aspects vulgaires. Mais Manson montre aussi sa non crainte et son intention de dominer. Il peut paraître ridicule mais sa clownesquerie l’emporte : le chien part. Nous ne voyons pas cette dernière affirmation dans le clip, mais je la déduis par le fait que ce chien disparaisse pour les plans suivants.

Ici la tête de biche seule peut tout à fait être un clin d’œil aux sacrifices sataniques. L’argent qu’en sort Manson symboliserait l’argent que se fait le clergé sur le dos des dites pratiques sataniques. De l’argent qu’offre Satan à l’église chrétienne.

Chose vraiment forte que fait ici le dit diable, il secoue l’argent sous le nez des extrémistes qui fait mine de le prendre. Puis il lance l’argent au sol, tel un malin démon il connaît l’étendue de ses pouvoirs, il se croit, il se sait assez au dessus du clergé pour se jouer ainsi des extrémistes. Ce geste montre également bien l’étendue du respect que tient Manson à l’égard de ces extrémistes (si vous voyez ce que je veux dire)…


Les différentes scènes sont entrecoupées de la vision de Manson en arbre qui se dégrade. Cette dégradation peut-être le message que tout a une fin, même la vie. "We are the nobodies", un peu comme les arbres : quand se souviendra-t-on d’un arbre une fois qu’il sera à nouveau poussière ? Porterons-nous dans nos mémoires, celle d’un arbre qui des années durant veillait sur la forêt, représentait la sagesse des anciens, donnait naissance à d’autres vies autour de lui ?

Revenons chez Manson… Chose assez surprenante mais en même temps si prévisible : les deux extrémistes se baissent à terre pour ramasser l’argent, mieux, ils font du baisemain à Manson. On veut dire ici que pour le clergé, qui a l’argent a le pouvoir. Ils ont soudain des airs heureux, amicaux même.

Pas grand-chose à rajouter par apport à la dernière image si ce n’est le fait que notre extrémiste a bien l’air de prendre un soin fou à réunir l’or du diable, à même savourer cet instant. On peut aussi remarquer une curieuse forme en arrière plan, vers le coin du mur. Il m’est bien impossible de la discerner mais on dirait une bête. Sur cette forme là, je suis bien embêtée je n’ai aucune hypothèse à vous fournir…

Un bref retour sur le plan cimetière pour souligner la présence, en arrière-plan, des divers membres du groupe. Je pense que ce n’est qu’une apparition artistique. Vous pourrez aussi remarquer sur cette image, la posture de Manson qui fait pensé à un crucifié.

La main de l’extrémiste se fait prendre par de maléfiques racines (du moins on le voit comme ça). Ils ont été pris au piège, appâtés par l’argent. Un message logique qui ne demande même pas d’explication, à force de chercher le profit (qui plus est pour les religieux qui disent appliquer le minimum vital) on finit par toucher le fond (comment ça une nouvelle métaphore ?!).
Avec un peu d’imagination, on devine le dessin d’un arbre ! Regardez la disposition des pièces sur le sol, vues du regard du capturé, elles forment le feuillage de l’arbre, tandis qu’un trait sombre sur le sol pourrait être le tronc. Cela imagerait idéalement l’arbre à sous, "la pompe à fric". Mais aussi la vie, ou encore l’ironie du fait que ce soit de vielles racines qui capturent la main qui vient de dessiner la vie. Vous remarquerez aussi qu’il y a sept pièces sur le sol !

On devine bien qu’il s’agit des extrémistes que l’on met ici au broyeur. Déjà par la logique de l’histoire, la présence des racines malfaisantes et de la tunique blanche. On peut, de nouveau avec de l’imagination, éventuellement voir la symbolique de la forme de cet engin. Sans chercher à être vulgaire, je soulève l’hypothèse que cette image peut symboliser le spermatozoïde qui retourne à sa plus lointaine origine. L’idée du broyeur a d’autres symboliques, n’est-ce pas à la messe que l’on nous dit « Tu es né poussière, tu retourneras poussière » ? et je pense aussi qu’il pourrait représenter l’industrialisation que l’on fait de la vie…


Surprise, on découvre peu à peu que Manson a des intentions claires mais on ignore encore lesquelles. On entrevoit les deux enfants qui, pour la première fois, nous paraissent richement vêtus.

Le refrain prend des tournures tout à fait énergiques avec de "longues" vues sur notre arbre dans le cimetière. Il se dégrade de plus en plus sérieusement. Comme déjà dit, tout ce blanc peut représenter la pureté, ici c’est la pureté qui se dégrade, qui plonge dans la boue, qui meurt et se salie. On comprend ici que la mort n’est pas pure et belle pour tout le monde.
Pour ce refrain, Manson hurle littéralement sa rage et le désespoir qu’il veut nous faire sentir au plus profond de nous.
De plus près on voit que l’arbre est troué, probablement de balles, ce qui symbolise l’emprise et la cruauté de l’homme sur la nature. L’homme qui désormais, décide avant Dieu du sort d’un arbre et de la planète.

Reprise tranquille sur le courant de la chanson avec encore une apparition des membres du groupe qui me paraissent comme des poupées articulées. Bref, rien de très humain mais je pense qu’ils sont surtout là pour l’esthétique…

Cette fois-ci c’est Manson lui-même qui respire artificiellement. Le clin d’œil se trouve ici dans ce que respire Manson, regardez bien ce qu’il y a dans la boule de verre. Oui c’est bien un arbre, un arbre miniature aux airs surnaturels se dressants fièrement dans cette boule de verre, peut-être de fin cristal. Il représente encore une fois la vie, et notamment l’oxygène, au dehors les arbres se dégradent et dans le futur les survivants seront sans doute exploités. Manson tient une main dessus, il tient à la vie même s’il représente plutôt mort. Ce n’est pas la première fois ni la dernière dans ce clip que Manson mélange ces deux idées contradictoires en une seule image.

Je ne sais que trop dire de cette image, elle paraît claire et nécessaire pour suivre le reste de l’histoire. Pour l’histoire il s’agit bien des morceaux des extrémistes. Je pense qu’elle nous fait un dernier clin d’œil à l’industrialisation, au fait qu’on mange parfois du n’importe quoi et aussi qu’elle est là pour coller aux paroles de la chanson. Elle permet aussi de faire "le pont" pour bien montrer que nous retournons depuis l’image du broyeur.

Fin en succession d’images assez rapide mais suffisamment lentes pour en cerner l’essentiel. Pas de grâces ni de bénédicité chez Manson, on se contente de manger avec le sourire. On a de quoi admirer la richesse des meubles, l’endroit est éclairé mais reste très sombre. On peut remarquer que deux tableaux à droite ne sont pas accrochés sur le mur, mais je n’y vois aucune symbolique.

Enfin un plan assez rapproché des enfants pour vous faire remarquer à quel point ils sont bien habillés. Ils ont un teint d’or et symbolisent la richesse, la fille a des airs moins démoniaques qu’avant et plus adulte, naturellement ses cheveux sont plus soyeux et plus beau, un diadème brille sur sa tête. On devine un haut vraiment élégant. Quant au garçon, il reste plus enfant que jamais, il mange de bon appétit, il est également bien coiffé et richement vêtu. Par la construction de l’image, on voit qu’ils ne sont pas au milieu des richesses, mais plutôt autour des richesses puisqu’on croyait que les êtres qui ont été broyés étaient méprisés. Dans les verres des enfants se dresse, selon moi, un jus d’orange. Ce choix est certainement dû à une recherche de l’harmonie des couleurs : voyez comme il luit dans cette fausse clarté. Il peut aussi souligner la richesse, le jus d’orange étant plutôt une boisson de fortunés.

"Manson fait le clown", il prend un malin plaisir à savourer sa victoire. Il me fait penser à un chien tirant la langue devant la récompense qu’on lui donne pour ses exploits.

Dernière image du clip… Point de vue éclairage, on l’assombri pour bien montrer qu’elle termine la vidéo.

 

Article de Noirespensées.

 

 




 

 
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