Légendes celtiques autour des fées



L'univers des fées recèle plein de mystères, de miracles, de sombres mythes aux allures merveilleuses, proche du sublime. C'est ce que je vous propose de traiter aujourd'hui, les sombres légendes de ces être féériques...
L'étymologie du mot fée est du latin fatum, "destin". Chez les romains, les fata désignaient les déessees du Destin présidant aux heurs et malheurs des hommes. Les italiens ont conservé ce mot pour désigner lesfées, tandis que les Provençaux et les Languedociens l'ont retranscrit sous la forme de Fada ou de Fade. Le Fada, dans le midi de la France, c'est aujourd'hui encore le simple d'esprit qui, pour avoir contemplé des fées, en est resté benêt. Les Ecossais, quand à eux, emploient le mot Fey pour désigner un être poursuivi par la fatalité.
Dans l'antiquité gréco-romaine, les fées se confondaient avec les nymphes, que l'on désignaient en fonction des lieux où elles vivaient. Les Dryades résidaient dans les chênes, tandis que les hamadryades hantaient les autres arbres. Les napées séjournaient dans les vallées, les oréades se cachaient à l'intérieur des montagnes et des grottes. Considérées comme des divinités sylvestres, les fées gréco-romaines étaient d'ailleur honorées par des autels champêtres recouverts d'inscriptions propitiatoires.
Les fées sont également les bons génies des lieux. Les mots fée et fade sont très souvent associés à des sites ou à des lieux-dits où la croyance populaire a signalé la présence des bonnes dames.
Les tertres, tumulus, mégalithes et pierres levées sont également liés à la présence du Petit Peuple. Ainsi, au-dessus de la station thermale de La Bourboule, dans le puy de Dôme, la "roche aux fées" est censée abriter les fées des eaux minérales. A proximité de Blois, entre Pont-Leroy et Thenay, on signale une "pierre de minuit" qui tourne sur elle-même le jour deNoël. Une autre pierre tournante aurait été déposée près de Tours par des fées qui la tenaient au bout de leurs doigts.

Il est dit que c'est au printemps que les fées sortent de leur long sommeil hivernale afin d'assister au doux réveil de la nature. C'est à l'occasion de cet équinoxe que les anciens apportaient leurs offrandes aux bonnes dames et aux divinités de la nature. Ils avaient l' abitude de peindre des oeufs de couleurs vives et d'y inscrire leurs souhaits avant de les enterrer afin que les fées les trouvent et exaucent leurs rêves.

Les demeures des fées sont de quatre sortes puisqu'elles sont réparties 'après les quatres éléments; une dans l'eau, une dans l'air, une dans la terre, une dans le feu.
Les habitants de l'eau sont les Nymphes, ceux des airs les Sylphes, ceux de la terre les Pygmées, ceux du feu les Salamandres.

On dit que les pierres levées, menhirs, dolmens, cairns et cromlechs attirent les fées, qui dansent tout autour durant les nuits de printemps. Dans le nord de l'Europe, les fées exécutent autour des pierres sacrées une ronde baptisée "danse des elfes", tout en faisant circuler une coupe merveilleuse contenant une liqueure magique dont une seule gorgée a le pouvoir de transformer le dernier des idiots en sage. Mais ces fées détestent être observées durant leurs ébats. Dès qu'un curieuw s'approche de leur lieu de rendez-vous, elle s'évanouissent comme par enchantement.
Au mois de Mai, on découvre souvent des ronds parfaits au milieu des clairières. Les elficologues affirment qu'il s'agit de "cercles de fées", ou encore de "ronds de fées" formés par les petits pieds des fées qui dansent en rond toute la nuit durant en se tenant parla main. Parfois, ces cercles sont formés de champignons-tabourets que les fées ont fait pousser pour se reposer un instant de leur danse.
Les cercles de fées sont des lieux privilégiés où les mortels peuvent rencontrer les bonnes dames, épier leurs rondes folles et même, parfois, danser avec elles. Mais attention, les fées ne lachent pas facilement la main des imprudents qui s'abandonnent à leurs jeux. On dit qu'un comparse situé à l'extérieur du cercle de fées doit tendre la main au malheureux et le tirer bien vite en arrière pour le sortir de cette ronde folle. Sinon, le danseur impénitent risque fort de tourner ainsi durant des heures, voir des jours et des mois, ou jusqu'à ce que mort s'ensuive. Celui qui, par curiosité ou par mégarde, pénètre à l'intérieur d'un cercle de fées perd en effet la notion du temps humain et se trouve prisonnier d'un temps hors du temps, le temps féerique, qui répond à des règles parfaitement subjectives.

 

Article de Melliarine.

 

 

 

 
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