|
Le loup gris

Présentation et répartition Le loup gris qui fait partit de la famille des canidés, est présent en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Largement chassé au cours du 19ème siècle notamment parce qu’il occupait le territoire des Hommes (alors qu’il faut voir le problème dans l’autre sens, c’est l’Homme qui occupait le territoire du loup) et qu’il était accusé d’être un des porteurs de la rage.
Longévité Un loup vit une dizaine d’années et peut atteindre jusqu’à 17 ans en captivité.
La meute Le loup vit en meute, un couple dit « alpha » est le seul à pouvoir procréer, dans le cas contraire, si un autre loup a des petits, ils seront tués, un loup alpha a d’autres autres privilèges comme celui de manger en premier. À l’opposé, les loups dit « omégas » tiendront la plus petite place hiérarchique. Une meute peut contenir une douzaine de loups, mais on a déjà observé des meutes d’une trentaine d’individus, la plus grande observée a été de 36 en Alaska. En général, la meute occupe un territoire de 200 km2, mais cette superficie peut varier suivant l’abondance des proies. Petite anecdote intéressante : lors des déplacements les loups se suivent en file indienne en suivant les empreintes du loup précèdent, ainsi, lorsqu’on repère leurs traces, on ne peut jamais déterminer leur nombre.
Alimentation Le loup est carnivore et compte sur son odorat pour chasser, son menu peut aussi bien se composer de rongeurs que de gros animaux tels que les cerfs, les rennes ou encore les élans. Contrairement à ce que l’on peut croire, une meute a une chance sur dix de ne pas rentrer bredouille.
Retour en France Le christianisme qui n’a fait que discréditer l’image du loup, et les contes tels que le Petit Chaperon Rouge ou les 3 Petits Cochons lui ont valu d’être considéré comme une incarnation du mal et un tueur d’enfants. Tout cela est faux, dans la plupart des rencontres avec l’Homme, le loup fuit, mais cela n’a pas empêcher son éradication au cours du 19ème siècle. Cependant, il est revenu en France dans les années 90, il s’agit de loups provenant des Alpes occidentales – les meutes présentes en Italie et en Suisse ont connu un accroissement assez important, poussant ainsi les meutes nouvellement formées à coloniser de nouveaux territoires –ainsi quelques meutes ont élus domicile chez nous après cinquante ans d’absence. Il faut noter que les loups ont toujours été présents dans certains pays comme l’Espagne et l’Italie, son retour sur le sol français a remué les vieilles légendes et la plupart des gens l’ont vu d’un mauvais œil, pourtant il est un pilier de la biodiversité.
Protection Depuis 2001, le loup ne fait plus partit des espèces nuisible et est entièrement protégé.
La peur du grand méchant loup ! Le loup n’a pas perdu de sa notoriété et dans la plupart des attaques de brebis, il reste le principal accusé, or en général, il s’agit de chiens errants qui, excités par la faim, tue à ne plus pouvoir. S’il s’agit d’une attaque de loup, la carcasse sera soigneusement mangée, le loup tue pour vivre et non par plaisir. De plus, le nombre de bêtes attaquées sera limité et la plupart seront consommées, contrairement aux chiens errants qui en blessent un grand nombre sans pour autant faire de victime ou laissant les bêtes mortes. Ce sont donc des idées fausses que de dire que le loup est nuisible aux troupeaux, sachant en plus que l’éleveur percevra une indemnité à chaque bête perdue. Les attaques restent faibles si l’on compare leur nombre au nombre total de bêtes, en général le nombre de moutons tués s’élève à 2 000 (le loup étant le principal suspect, mais on ne peut le certifier), or en moyenne 46 000 sont tués à cause d’un orage, d’un chien, d’un accident ou encore de maladies, tout cela sur un total de 850 000 moutons dans les Alpes françaises.
La cohabitation est possible Afin de limiter les attaques des loups dans les troupeaux, il existe différents moyens qui ont prouvé leur efficacité. Le plus connu et le plus traditionnel est la protection du troupeau par un « Patou », ce Montagne des Pyrénées de pelage blanc se font parmi les moutons, grandit avec et perd quasiment le contact avec l’Homme, il prend alors le troupeau pour sa « famille » et la défend hardiment. Contrairement à ce que certains disent, les Patous n’attaquent pas les randonneurs. Les parcs électrifiés sont un moyen efficace et facile à mettre en place pour protéger des attaques ou empêcher la dispersion du troupeau surtout pendant la nuit (le loup attaquant de préférence dans cette période ou lors de mauvais temps et en général, des bêtes isolées). Des associations proposent également l’aide de bénévoles qui assistent le berger dans la surveillance des bêtes, il faut bien le dire, un berger a en charge de 500 à 2 000 bêtes ce qui est énorme pour un seul homme.
Les dangers planent encore… Récemment le loup gris présent dans les Rocheuses aux États-Unis a perdu son statut « d’espèce menacée », il semblerait que leur nombre soit suffisant ce que conteste les associations de défense des animaux. Il faut également noter que de nombreux loups meurent dans des accidents de la route et qu’une mort sur deux est liée à des tirs illégaux ou légaux, soit 14 loups tués depuis leur réapparition en 1992 en France et des cas d’empoisonnement sont encore à signalés. La guerre Homme/Loup ne semble pas terminer.
Article d'Avenael.
|