Accueil
Webzine
Interviews
Live report
Photographie
Modèles
Beauté
Littérature
Gothique
Occulte
Histoire
Humour
Recettes
Témoignage
Album
Clips
Ecologie
Extra
Download

 

Artesia

DarkArt : Comment est né Artesia ?
Artesia :
J’ai souhaité créer un groupe de musique atmosphérique en 2001 environ. J’ai alors écrit quelques textes et composé plusieurs morceaux au synthé à partir de ce moment là. J’étais à l’époque seul membre du « groupe » et c’était une période d’essai pour moi car je n’avais pas beaucoup d’expérience au niveau de la composition. J’ai travaillé seule jusqu’en septembre 2003, période à laquelle j’ai demandé à Gaëlle de se joindre à moi pour créer les arrangements de violon. C’est à ce moment là qu’Artesia a vraiment pris son envol.

DarkArt :
Quelles ont été vos motivations pour le créer ?
Artesia :
Lorsque l’on joue d’un ou plusieurs instruments, et que la musique tient une grande place dans notre existence, vient un moment où l’on a envie de dépasser le stade de fan ou de musicien, et on se lance alors dans la composition.
Au début je ne pensais pas du tout que notre musique pourrait intéresser quelqu’un, ni même qu’elle serait distribuée, mais nous avons toujours pris Artesia au sérieux. Je pensais pour ma part avoir des idées méritant d’être exploitées, quand bien même le projet resterait confidentiel. A la base, j’ai donc souhaité me prouver à moi-même que j’étais capable de mener à bien ce projet musical. Quand Gaëlle est venue apporter son style et ses idées, ma motivation a augmenté considérablement, et aujourd’hui notre but est de créer un univers particulier mêlant mélancolie et beauté. Nous essayons de nous rapprocher de cet objectif petit à petit.

DarkArt :
Comment avez-vous choisi ce style de musique ?

Artesia :
On ne peut pas dire que nous ayons « choisi » un style de musique. Quand j’ai commencé à composer, c’est ce style qui s’est imposé à moi, c’est celui que j’ai toujours eu en tête et que j’ai eu envie de développer.
Gaëlle pour sa part ne connaissait pas vraiment ce genre de musique, venant d’un milieu musical différent, mais elle a tout de suite su s’y adapter et y apporter sa touche personnelle.
C’est en tous cas un des styles que je préfère et en faire parti à notre petite échelle aujourd’hui est un grand bonheur. C’est un style qui appelle à des émotions qui me touchent particulièrement (la mélancolie et l’amour de la nature) et le fait de savoir que nous pouvons faire naître de telles émotions chez certaines personnes est un des éléments qui nous incitent à aller de l’avant.

DarkArt : Quelles sont vos influences musicales et artistiques ?
Artesia :
Quand nous avons débuté, notre influence musicale principale était Dark Sanctuary. D’autres groupes nous ont influencé (plus au niveau de l’ambiance et de l’état d’esprit qu’ils dégagent qu’au niveau de la composition d’ailleurs) comme Arcana, Dargaard, Avrigus…
Aujourd’hui, nous ne cherchons plus à prendre exemple sur nos aînés, et nous composons l’esprit libre et sans contrainte. Quand on débute dans la musique, on a des modèles, qui nous aident à trouver notre propre voie, puis avec l’expérience on s’en détache progressivement. J’espère que nous parviendrons à imposer notre style, même si les comparaisons sont inévitables.

Nous sommes aussi influencés par des livres et des films, surtout lorsqu’ils parviennent à mettre en exergue la beauté et la majesté de paysages sauvages.

DarkArt :  
Que cherchez vous à faire comprendre et ressentir à travers vos chansons ?
Artesia :
Nos chansons sont très calmes et lentes en général, et cela pour permettre à notre public de s’évader par l’esprit loin du monde matériel. Nous souhaitons que les personnes qui nous écoutent puissent se plonger dans des pensées différentes de celles qui les animent au quotidien. Nous parlons surtout de nature et de solitude dans nos textes et je considère notre musique comme une invitation à l’évasion, au rêve.
Habitant Brocéliande j’aimerai que les gens aient l’impression d’y être, de ressentir sa magie et sa beauté quand ils écoutent notre musique.

DarkArt :
Quel morceau préférez-vous jouer en live ? Pourquoi ?
Artesia :
Nous ne faisons pas de concert.

DarkArt :
Vous avez un nouvel album en préparation ?
Artesia : Nous avons terminé notre deuxième album, et nous attendons actuellement que notre label fixe une date de sortie. J’espère que ce sera bientôt parce que cela fait longtemps qu’il est composé et nous avons hâte de l’avoir entre les mains. Il est composé de 11 nouveaux titres, et a pour thème les dernières nuits de l’automne dans la forêt de Brocéliande.
Il sera dans la continuité d’Hilvern mais en beaucoup plus abouti et travaillé. Nous lui avons consacré beaucoup plus de temps et de réflexion, notamment au niveau des arrangements. Il y a plus de parties de violon et de guitare, et nous avons rajouté des percussions car je pense qu’Hilvern manquait de rythme entre autres.
Dans cet album, Gaëlle, et Loïc Cellier (Belenos) ont chacun composé un court instrumental, ce qui amène une touche d’originalité et une cassure bienvenue dans le rythme lent de l’album.
Encore une fois nous l’avons enregistré nous-mêmes mais avec du nouveau matériel et la production est donc bien meilleure que pour le premier album.

DarkArt :
Quels sont vos projets pour l'avenir ?
Artesia :
À ce jour nous attendons la sortie de ce deuxième album, nous avons hâte de connaître les impressions de notre public et je crois sincèrement qu’ils apprécieront ce que nous leur offrons.
Nous allons commencer l’écriture de nouveaux morceaux prochainement, je travaille pour le moment sur le thème que nous explorerons dans le prochain album.

DarkArt :
Avez vous un mot pour nos lecteurs ?
Artesia :
J’espère que cette interview donnera l’envie à ceux qui ne nous connaissent pas de découvrir notre univers, et je remercie ceux qui nous suivent pour leur soutien et leurs messages d’encouragement.
Merci pour cette interview et bonne continuation à DarkArt.

 

Article de RoseNoire.


 

 
copyright DarkArt 2007