© 2009

 

Andy Julia

DarkArt: Depuis quand avez-vous commencé la photographie ?
AJ : J'ai découvert et débuté la photographie aux Beaux Arts en l'an 2000. J'ai ensuite suivi une formation technique de photo dans une école spécialisée, les Beaux Arts Français se révélant incapable de former des élèves à une vraie carrière.
Ma progression fut très intense, pareil à ma passion pour cet extraordinaire media. Dès lors je ne pouvais plus stopper ma progression, aujourd'hui encore j'éprouve ce même sentiment. D'ailleurs j'arrêterai la photographie si d'aventure je ne ressentais plus cela.


DarkArt:
Qu'est-ce qui vous a inspiré et motivé a faire de la photographie ?
AJ : Il n'y a qu'une seule chose qui m'ait inspiré à mes débuts.
La personne qui partage ma vie, que je n'ai cessé de photographier pendant des années. J'ai découvert en la photographie, le seul moyen d'enfouir et de magnifier les sentiments intimes. Ma démarche est donc directement lié à ma vie privée, les ressentiments sont une partie de la réalité, donnant une certaine profondeur à la recherche esthétique. Photographier c'est aussi fracturer la réalité, c'est une façon de se l'approprier pour affirmer son désaccord avec le monde extérieur ou mieux garder ce, avec quoi on est parfait accord. C'est un media dont la modernité ne cesse d'étonner et d'évoluer, depuis sa découverte la photographie a changé la face du monde et notre perception de la réalité, comme si elle était miroir de notre propre évolution, ou plutôt le reflet caché et subtil de l'âme humaine.

  

DarkArt: Qu'essayez-vous de faire passer a travers vos oeuvres ? Pourquoi ?
AJ : Mes images ne m'appartiennent plus dès lors qu'elles sont montrées.
Il est étonnant de lire les livres d'or d'exposition, ou de voir les réactions des gens face aux images. Je crois que je n'ai pas de réel désir direct de communication à travers mes clichés. Elles sont le simple résultat de ma recherche obsessionnelle de la beauté, de la langueur de la fuite du temps. Je ne suis que le descendant d'autres « artistes » qui ont cherché les même choses,d'ailleurs les moments d'accord parfait avec ce monde, je ne les ressent que dans certaines expositions ou au contact de certaines oeuvres d'art. C'est inexplicable, c?est intime.
L'art est un langage commun et ne souffre pas de ce besoin incessant de justification. Alors, je ne me justifie pas.

DarkArt: Comment choisissez vous les models ainsi que les lieux ou se déroule les séances ?
AJ : Le cheminement se fait au grès des rencontres, des sensations, de mes réactions aux hasards de la vie. Les images sont comme la croisée des chemins entre mes idéaux et le monde réel. Mes travaux sont souvent comparées à des rêves, ou a l'idée que l'on peut se faire d'un rêve, et les songes sont cela ; une manifestation de l'inconscient, une mise en image de fantasmes, de peurs, de désirs obscurs ou lumineux.
Mes choix de lieux, de lumière, de modèles sont donc des éléments que j'emprunte à la réalité, ils sont en quelques sortes un refuge, on peu d'ailleurs parler de complaisance.
Mais ce la serait vrai si je n'éprouvais pas toujours ce sentiment de souffrance et d'insatisfaction lorsque je photographie, il en est ainsi et ça ne changera pas.

DarkArt:
Possédez vous d'autres activités artistique ?
AJ : Oui, je suis musicien.
Je pratique la batterie depuis bientôt 10ans et me consacre à de nouveaux projets.
En ce qui me concerne, je n'aime pas tout mélanger, je ne m'étendrai donc pas sur le sujet, la musique comme la photographie parle d'elle-même, et je laisserai donc planer une ombre de mystère.

DarkArt: Vos projets pour l'avenir ?
AJ : Je suis en train de travailler sur une nouvelle série d'images, très fortement inspirée de la peinture pré raphaelite. Mes récents voyages m'ont beaucoup inspiré et ont ouvert de nouvelles perspectives de créations. Beaucoup de choses sont à venir et il faut toujours dire que le meilleur se présente à l'horizon, mais un autre livre va sortir d'ici quelques semaines, aux éditions Ragage, son titre : Libertine.


DarkArt:
Un mot pour nos lecteurs ?
AJ : La réalité n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle est touchée des yeux.

 

www.andyjulia.com
www.editions-ragage.com

Article de RoseNoire.

 

 

 


 
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